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Le Petit Chose

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Une vie parisienne

Un samedi à la messe: un amour «débordant» qui éclabousse bizarrement

Siltouplé, laisse moi entrer dans mon église...

Il y a un an et demi, après avoir trainé mes valises dans une demi-douzaine de villes et mes meubles dans tout autant d’appartements, j’ai décidé d’arrêter d’être une « catholique nomade ». J’ai passé la porte de l’église au bout de ma rue et je suis montée vers l’animatrice de la messe, confiante et terrifiée en même temps. J’ai déclaré d’une voix tremblante : « Bonjour, hum, en fait, hum, je me suis dit que, hum, peut-être si possible, hum, je voudrais rejoindre, enfin, voilà, hum, l’équipe liturgique… »

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Culturons-nous

Chapelle de l'auberge Adveniat

Quand je suis arrivée à Paris, je ne connaissais pas beaucoup de personnes. Et puis j’ai rencontré un groupe de blogueurs. Hétéroclytes, bizarres… différents. Nous étions les mêmes, mais nous n’utilisions pas toujours les mêmes mots pour exprimer les mêmes choses. Nous n’avions pas les mêmes expressions pour traduire les mêmes sentiments. Nous ne voyions pas les mêmes réalités face aux mêmes faits.

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Tu le sais bien, n’est-ce pas ?

Tu-le-sais-bien

Dans la vie, on apprend assez vite les insultes. On comprend assez vite la violence qu’elles peuvent engendrer. Pourtant, il existe des formes grammaticales bien plus meurtrières. Exemple parfait : « Tu le sais bien, n’est-ce pas, que tu es [insérer commentaire désagréable ou adjectif dépréciatif – grand ou petit, au choix] ? »

« TU LE SAIS. » Style direct, utilisation de la 2e personne du singulier, verbe au présent simple. Une affirmation sans nuance, une expression sans détour. La personne qui parle vole ainsi la parole de son interlocuteur en trois mots. Sans même que celui-ci ne comprenne.

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Une Autre Messe


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Pour les chrétiens d’Orient, je pourrais signer des centaines de pétitions. Je pourrais argumenter quotidiennement sur des sites, blogs ou plates-formes. Je pourrais laisser trainer des commentaires enflammés à la suite d’articles. Mais j’ai préféré aller voir leur liturgie, héritée des premiers chrétiens ; entendre leurs chants, entonnés dans la langue du Christ ; goûter la communion avec eux.


Toi qui lis ces lignes, tu aurais pu ne pas suivre le lien qui t’a amené. Toi qui tombes par hasard chez moi, tu aurais pu fermer la fenêtre au bout du troisième mot. Toi qui as subi mes pérégrinations gazouillantes, tu aurais pu m’effacer de ta time-line.

Mais si un seul d’entre vous a été touché, comme je l’ai été, je n’ai pas perdu ma journée. Je te l’offre.


Live-tweet d’une messe pas comme les autres, #uneAutreMesse.


10h03. En route vers le 5e arrondissement parisien pour partager la messe de la communauté catholique syriaque.


Pourquoi maintenant ? Parce qu’on les tue, ces chrétiens d’Orient.


Parce qu’en Irak, depuis lundi dernier, un crucifix est devenu une cible « légitime » pour l’islamiste.


Parce que l’être humain derrière ce crucifix risque sa vie alors qu’il y habite depuis plusieurs génération. Quelque 2000 ans.


Sur la situation actuelle de ces chrétiens d’Orient, @koztoujours enfile si bien les perles du Net.


Plutôt que signer des pétitions, crier c’est horrible en statut, flooder ça craint en 140s, je préfère aller voir et te raconter.


Le 5e donc, quartier plein d’églises d’Orient, comme je te le disais déjà dans cette mini-enquête.


Ces catholiques de rites orientaux sont entièrement rattachés à l’Église catholique universelle et reconnaissent le pape.


«Église syriaque», où je vais, ne veut pas dire fidèles qui viennent de Syrie mais église pratiquant le rite syriaque.


Cette Église, la plus petite du Proche-Orient, rassemble 100 000 fidèles dans le monde. Un peu moins après l’attentat…


Pour mieux comprendre toutes les églises d’Orient, Nicolas Senèze est un crack.


Pour mieux comprendre l’église syriaque catholique, Wikipédia s’en sort bien.


Nota-Bene : en Irak, il y a eux, et aussi des Chaldéens catholiques . C’est pas les mêmes, mais ils se font tuer pareil.


L’église Saint Ephrem se remplit peu à peu.


Si tu veux voir la réalité des chrétiens d’Irak en face, lis Sébastien de Courtois. Quelques extraits

Superbe iconostase en bronze dans cette chapelle http://bit.ly/c0H6VC


Ici, deux cent familles arrivées entre 1960-1990 pratiquent leur foi tous les dimanches.


J’ai mon livret pour les francophones. Je ne serai pas totalement perdue \o/ http://bit.ly/c8qxlQ


On rajoute des chaises. Une centaine de personnes se pressent. (Ndla : ils seront près de trois cent finalement)


Suspendue à une des ouvertures de l’iconostase, une lumière rouge, la présence divine.


Trop de monde. On s’entasse au fond. Joli soutien pour cette messe en l’honneur des chrétiens d’Irak morts la semaine dernière.


Les chants commencent. En syriaque, un dialecte de l’araméen, la langue du Christ.


Encensement des offrandes, un nuage envahit la petite chapelle qui chante.


Les clochettes sonnent au rythme des hymnes. Se taisent pour la lecture de la lettre de St. Paul… En français.


Les voix du prêtre et des diacres, cristallines, guident l’assemblée. Pas d’instrument, seulement les clochettes.


Porte ouverte, fidèles jusque sur le seuil de la chapelle. Impressionnant.


Lecture de l’Evangile en araméen d’abord, puis en français. Une communion intense. Je n’ai pas de mot pour cette ambiance-là.


« Nous sommes si nombreux aujourd’hui car nous sommes en communion avec les chrétiens d’Irak », Mgr Bressolette, vicaire épiscopal en charge des églises d’orient de Paris.


Mgr Bressolette appelle tous les catholiques latins à entrer en communion avec les chrétiens d’orient.


« La foi et la lumière du Christ nous sont venues d’orient » insiste-t-il.

Le père Warde, prêtre de la communauté syriaque catholique, commence son homélie.

« Dire des paroles de sympathie, de solidarité n’est rien. Nous devons passer de la parole à l’action. »

« On ne peut pas subir sans rien dire. C’est l’ignorance qui pousse au fanatisme », le père Warde parle avec ses tripes.

« Ces terroristes, j’ai pitié pour eux », renchérit-il.

« Ces gens n’ont pas le courage de lever la tête vers dieu, comme Jésus l’a fait sur la croix. »

« Quelles que soient nos religions, nous sommes les fils de Dieu, pas les esclaves de Dieu. »

Cri du cœur du père Warde : « Pourquoi les autorités irakiennes ont elles enlevé les gardes protégeant l’église deux jours avant l’attentat ? »

« Vous, les pays puissants, luttant par la voix pour les droits de l’homme, passez donc aux actes ! »

« Nous ne demandons que la sécurité, protéger les lieux de culte ne couterait pas grand chose. »

« Nous croyons tous en un même dieu », finit le père Warde, passionné, meurtri, applaudi a la fin de son homélie très politique.

La paix du christ est transmise de mains en mains. Jointes, elles enserrent celles du voisin qui transmet ensuite ce qu’il a reçu.

Diacres tournés vers l’autel, prêtre face aux fidèles, mains en l’air. « Nous rendons grâce au Seigneur » en arabe.

Consécration en araméen. Cela fait bizarre d’imaginer les disciples de Jésus prononçant les mêmes mots…

« Lokhou msabhinan », nous te louons.

Prière pour les blessés qui arrivent demain en France. Amin.

Prêtre et diacres chantent en donnant la communion. Les regards des fidèles se croisent. Sourires dans la communion.

« Nos martyrs ne sont pas morts, mais vivants auprès de Dieu », clôt le père Warde.

Ma voisine : « Vous avez raconté la messe à quelqu’un qui ne pouvait pas venir avec votre téléphone ? C’est bien, il faut en parler pour les aider. »

Victor, diacre qui s’active à servir le café, a perdu son cousin dimanche dernier, l’un des prêtres assassiné lors de l’attentat.

« Trois cent personnes environ, c’est bien mais peu face à l’ampleur de la situation là-bas », dit-il.

#UneAutreMesse c’est fini pour moi. Mais pour les chrétiens d’Irak et d’orient, rien ne s’arrête pas…

Ordinations Day : le Live-tweet d’un dépucelage céleste

Samedi 26 juin, Notre-Dame de Paris accueillait les ordinations des nouveaux prêtres. Dans la masse de cathos, j’étais derrière mon Iphone, à gazouiller.

Pour voir les photos en grand, cliquez dessus. Je change le format dès que j’ai une minute.

8h45: Bonjour et bienvenue à l’#ordinations Day 😉

Au fait, soyez indulgent car c’est un peu mon dépucelage aujourd’hui: première fois que j’assiste aux #ordinations…

9h: On ne voit pas encore la foule, on la devine. Comme on ne voit pas le Bon Dieu, on le devine 🙂

Une collègue: « Oh regardez, le car des ordinands arrive ! »

Pas mal de Vietnamiens déjà présent, l’un des ordinands vient de la-bas.

Contribution : RT @baroquefatigue: Tenez, pour vous unir par la prière aux #ordinations, la prière à N-D du Sacerdoce de Mission thérésienne.

Devant moi, un curé sort son téléphone, un Android et tapote sur l’écran. High-tech le curé.

Un drapeau du Vatican se balade. Le retrouverez-vous ?

9h25 : Pour suivre les ordinations des nouveaux petits prêtres parisiens, ça se passera donc avec #ordinations et votre serviteuse.

Dans la chaleur de la matinée, cette contre-manif comme dit @edmondprochain s’annonce grandiose.

9h28: Un car de touristes asiatiques vient d’être lâché. Armés d’appareil photos, ils mitraillent.

9h30: Les cloches chantent sous le regard impassible des centaines de statues de la façade, accompagnées par l’orgue.

Il y a foule: 7 000 dehors, 3 000 dedans.

Les ordinands, qui seront prêtres à la fin de la journée, arrivent en procession, entourés de tous les prêtres du diocèse.

Les servants d’autel font un couloir au milieu du parvis, pour accueillir la procession. Oseront-ils la Ola? 🙂

« Jubilez, criez de joie » ça commence 🙂

Sur le parvis, les ordinands semblent un peu stressés. Pensez-vous, 10 000 paires d’yeux sur vous… Facile.

Thomas, Nicolas, Grégoire, Nathanaël, les 2 Thierry, Joseph, Luc et Sébastien portent la chasuble du diacre, en travers du torse.

Ils portent tous du rouge, qui symbolise l’Esprit Saint.

Le nonce apostolique, représentant du Vatican, est dans la place !

Mais laissez moi vous les présenter, presque intimement 🙂

Thomas de Boisgelin, bouillant de pouvoir « donner Dieu aux hommes ».

En fait, ça va beaucoup plus vite que ce que je pensais, je reviendrai sur les ordinands plus tard.

Chacun s’avance au milieu du parvis, accompagné de quelques membres de sa paroisse et de beaux étendards.

« Me voici », la réponse des futurs prêtres raisonne au pied des tours de la cathédrale.

Devant le parvis, ils attendent d’entrée, un peu comme une mariée qui avance vers l’autel.

« Nous les choisissons pour l’ordre des prêtres ». Les fidèles les acclament en chantant.

Lecture de l’acte des Apôtres, Nouveau Testament.

Mignonne la lectrice, les mecs vous pouvez regretter de ne pas y être.

Les cathos sont une religion du Livre, mais un peuple de la Parole, c’est pourquoi à chaque messe, nous relisons publiquement la Bible.

Énoncer un texte de l’Ancien Testament et Nouveau Testament les rend vivant, tous les dimanches, tous les jours, à chaque mot.

Et pour les voisins, la grasse mat’, c’est mort !

Évangile de St-Matthieu

Mgr Vingt-Trois prend la parole. L’homélie est un approfondissement de la Parole de Dieu, un éclairage pour les fidèles.

« Nous avons été frappé par le mal cette année, et nous demandons pardon pour celui qui a été fait » Mgr Vingt-trois.

« Notre réponse aux problèmes du monde n’est pas dans une stratégie de com, mais là, aujourd’hui sur ce parvis » Mgr Vingt-Trois.

« Nos communautés témoignent que la diversité, quelle qu’elle soit, n’est pas un danger » Mgr Vingt-trois.

« Dire qui est Jésus-Christ ne mène pas toujours à se faire des amis » Mgr Vingt-Trois. Vous êtes mes amis quand même, hein? 🙂

Peu de langue de buis dans cette homélie, mais gare: le cardinal appelle les cathos à être un flambeau. On va mettre le feu 🙂

De l’entrée de la cathédrale, l’archevêque André Vingt-Trois fait promettre les 9 ordinands. Oui, ils le veulent.

Contribution: RT @Lagouelle: « Que Dieu Lui-même achève en toi ce qu’Il a commencé. »

Les yeux mouillants, ils promettent. Silence de cathédrale sur le parvis. Impressionnant.

Y’a du chef scout très mignon… Les filles, vous ratez quelque chose.

Contribution-réponse : RT @Jiibus : Tu m’as reconnu ? 🙂

Fail: les 3 journalistes de PND se sont levées pr rentrer en même temps que les prêtres. Pas très discret avec nos jupes…

Contribution : RT @JiiBus: La litanie des saints en direct de ND.
La litanie des saints en direct de ND #ordinations (cc @lepetitchose )

Insolite: des bougies pour Mickael dans un coin du parvis.

L’assemblée prie pour les ordinands, appelant la Vierge Marie et les Saints.

Ils ne se prosternent pas devant les Hommes, mais devant le Saint-Sacrement, une hostie qui représente la présence du Christ.

Contribution-débat théologique : cette formulation erronée a amené un petit échange bien animé entre @skeepy et @baroquefatigue. Retrouvez leurs remarques sur Twitter (ça commence par et je ne suis pas trop arrivée à voir où ce « twittconcile sur la définition de la présence réelle » se finissait)

10h40 : Le presbyterium, l’ensemble des prêtres du diocèse, bénit les nouveaux venus dans leur grande famille.

40 minutes à genoux pour nos nouveaux prêtres.

J’en profite pour continuer les présentations.

Nicolas Chapellier, la vocation « carré, logique ».

11h Contribution : RT@JiiBus: En complément du beau LT #ordinations de @lepetitchose à Notre Dame, je joins les photos, le presbyterium.
En complement du beau LT  #ordinations de @lepetitchose a Notre Dame je joins les photos, le presbyterium

Grégoire Froissart, en quête d’absolu.

Nathanaël Garric, pris aux tripes.

Thierry Laurent, avocat de la cause de Dieu.

Thierry de Lesquen, changement de lunettes pour regarder la vie.

11h10 Contribution : Petite fierté, #ordinations est 4e des trending topics français. Certes, les adeptes de Twitter dormaient probablement encore…

Joseph Nam, outsider inside now.

Luc Revdel, le rôle de sa vie.

Sébastien Waeffler, en odeur de sainteté.

Pause clope sur le parvis, alors que l’Esprit souffle, que le soleil tape, et que les gamins courent dans tous les sens.

Sur le parvis, portraits des nouveaux prêtres de KTO sur grand écran. Ça en jette plus qu’un match de foot 🙂

Un petit vieux, en costard, billes de bois en mains, récite son chapelet sous le cagnard. Concentré.

Contribution: RT@JiiBus: Guy Gilbert à l’approche #ordinations

Insolite: des joggers passent au milieu du parvis, tranquille, pénard. Devant 7 000 personnes en prière 🙂

Bénédiction sacerdotale, comme la bénédiction nuptiale mais pour les prêtres (je ne mets pas la photo déplorable que j’avais mise. Une honte.)

11h30 : L’archevêque remet une étole sacerdotale et une chasuble aux désormais prêtres.

Ces vêtements liturgiques, non pas un signe de supériorité ou de différence, doivent rappeler le poids de leur charge.

L’archevêque oint les mains des nouveaux prêtres de Saint Chrême, huile bénie pendant la messe chrismale.

Un signe de croix dans chaque paume. Trop loin pour une pic, si @jibus peut palier à mes défauts…

Il leur remet ensuite le pain sur une patène, assiette où seront posées les hosties. Le kit du curé quoi 🙂

Puis il leur remet le vin, mélangé à l’eau dans un calice. La suite du kit…

Ils peuvent maintenant célébrer la messe, au nom du Christ qui livre sa vie par amour pour les Hommes (tweet sponso par l’Esprit saint).

Servants de messe sortent, parapluie à la main. C’est pas qu’il pleut, c’est qu’on crève de chaud. Et pour repérer la communion.

Le parvis est noir de monde mais de toutes les couleurs. Recueillement maximum.

Le nonce bénit les offrandes, avec l’évêque vietnamien.

Des centaines de mains tendues pour bénir ce pain et ce vin, une concélébration gigantesque…

Des centaines de voix se mêlent, interrompues par quelques tintements de cloches. Sur le parvis, frisson face à tous ces croyants.

Une Eglise, des milliers de visages et de façon de prier.

A chaque messe, on se donne la paix. Et qu’après on ne vienne pas me dire que cette religion appelle à faire la guerre, bon dieu !

Une file de prêtres et de diacres file sur le parvis pour donner la communion.

On peut ne pas comprendre leur choix ou le désapprouver, mais il en faut pour faire l’engagement qu’ils viennent de prendre…

Sur cette petite île de la Cite, les oiseaux accompagnent les prières silencieuses et… Mickael Lonsdale sort d’une rangée.

Après la nourriture spirituelle, l’open pique-nique ouvert à tous dans le square derrière N-D ! Comment ça, chui gourmande? 🙂

12h30: après le pain de Dieu, c’est donc le pain des hommes qui arrive sur le parvis.

Levée de foulards multicouleurs presque spontanée. On n’a pas l’air con les bras en l’air, à presque 3 sur un plot.

Maintenant ils vont bénir ceux qui viennent à eux. Pour l’instant, ils sortent sous les hourras et la vague de foulards a pris !

Petite pause, il faut aussi que je travaille un peu pour gagner mon salaire quand même, parce que LT ça nourrit pas 🙂

13h10 : pique-nique sous les arbres, à l’ombre de la cathédrale, clapotis de la Seine, légère brise, premier coup de soleil chez moi…

Bataille d’eau, version concours de t-shirts mouillés #tentant. A coté, les prêtres bénissent toujours, dégoulinant de sueur.

La Fondation d’Auteuil a mis les petits plats dans grands. Succulent.

@polydamas_AIP est bien venu aujourd’hui à ND… à la fin de la messe, pour le buffet. C’est ça, les tradis 🙂

Contribution qui m’a fait rire : Vogelsong: Aujourd’hui suivez le livetweet de l’#ordinations avec @leptitchose et @jbroger à la Gaypride #twitter_rocks

Contribution divine : RT @ymobactus: @lepetitchose: tu connais pas le 13ème commandement « Le buzz tu ne feras pas » ? Bien joué pour les #ordinations ;o)

Des phrases en l’air ?

La petite flamme flanche. Mince, elle va s’éteindre. Non, ça va, elle résiste. Malgré les touristes qui passent en flot continu juste à côté. Elle pose un lumignon et Yolande l’imite. Yolande dans une église, rien que cela, c’est un gag. Il faut vraiment que leur amitié soit forte pour que Yolande aie franchi les grandes portes en bois gravées de centaines de petits saints figés avec Elle. Devant le porte-bougie noir, Yolande regarde à droite, à gauche et propose une prière. Elle ne s’y attendait pas. Un sourire passe sur Ses lèvres. Qui étes-vous et qu’avez-vous fait de mon amie athée et indifférente à ma foi, pense-t-Elle.

Mais Elle saisit la main tendue. « Notre Père, qui étes aux cieux… » Les mots s’enchaînent, à l’unisson, entre les deux jeunes filles qui se connaissent depuis l’enfance. Surtout, ne perdre aucune miette de cet instant, les pauses dans leurs voix, le bruit de fond, le soleil dans les yeux. Surtout, graver dans Sa chair les milliards de détails du moment, les intonations de Yolande, le balancement de Son corps en rythme, le fou-rire réprimé à la fin. Surtout, retenir les mouvements de la fumée qui envahissent l’atmosphère. Chaque syllabe s’enfoncent dans Son esprit. A Ses yeux, prier n’a jamais été lancer des phrases en l’air. Dans Son esprit, prier n’a jamais été s’en remettre à ce mec là-haut. C’est un dialogue, qui a pris tout son sens ce jour-là.

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